Objectif 2032 – Quels arts pour quelles rues ?

Un chantier triennal, prospectif et itinérant proposé par le Festival d’Aurillac et HorsLesMurs (2012-2015)

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Retrouvez Objectif 2032 sur le nouveau site objectif2032.wix.com/objectif2032

Découvrez en ligne tous les éléments du chantier Objectif 2032 – Quels arts pour quelles rues ? :

•    présentation du chantier, des partenaires
•    présentation de chaque étape depuis août 2012 : contributions des intervenants, protocole des ateliers, productions collectives des participants

Consultez notamment la dernière contribution au chantier : « Trouble dans le politique », un article du sociologue Albert Ogien. Au sein de ce qu’il appelle le « répertoire des formes de la mobilisation citoyenne » dont il a fait son objet d’étude, Albert Ogien décrypte plus particulièrement les rassemblements dans l’espace public, notamment dans leurs déclinaisons spectaculaires, proposant in fine son regard sur la dimension politique des arts dans l’espace public.

 Cercle

 

Objectif 2032, qu’est-ce donc ?

Dans 20 ans, que seront les arts de la rue devenus ?
Toujours vivants ? Franchement morts ?
Morts-vivants ?!

 

Pour préparer le futur, pourquoi ne pas jouer le jeu de la (science) fiction ? Interroger nos héritages, mettre à distance notre présent, pour mieux inventer nos possibles ?

En 2012, alors que les espaces de possibles rassemblements publics ne cessent de se resserrer, les arts de la rue vivent le risque de n’être qu’une décoration temporaire des fêtes de ville, plutôt qu’une réelle pratique artistique. Largement développés auprès des populations et dans les territoires, leurs moyens de production et de création restent modestes. Touchant toutes les disciplines du spectacle vivant, leur diversité fait aussi leur instabilité identitaire. Alors qu’un réseau de lieux de fabrique a vu le jour en France, l’infrastructure et l’hyperstructure des Arts de la rue continue de poser question…tandis que rythmes et conditions de travail des artistes et accompagnateurs s’accélèrent ou se détériorent dangereusement. Ces constats, qui touchent les Arts de la rue, renvoient plus largement à la place de l’art et à l’idée que nous nous faisons de la culture dans nos sociétés.

 

C’est pourquoi le Festival d’Aurillac et HorsLesMurs vous convient à la construction d’une machine à explorer le temps

via ce chantier à la fois modeste et ambitieux qui se déploiera d’août 2012 à août 2015. Trois années pour se donner des temps, et donc du temps, pour échanger, se perdre et se retrouver, et engendrer de la pensée active !

Sont invités à se confronter, à se reconnaître et à contribuer : artistes, citoyen-ne-s, chercheur-se-s, acteurs culturels et politiques de toutes sortes… Tous ceux qui pensent que l’art et la culture ont un rôle à jouer dans l’espace public !

Ce rafraîchissement souhaité de la réflexion et de l’action passera par l’approfondissement de certaines thématiques :
•    les apports esthétiques souvent mésestimés des arts de la rue
•    la position de l’artiste, créateur en porosité avec le monde économique et social
•    le rôle et la place des arts de la rue en termes de conquête des espaces publics, qu’ils soient physiques ou numériques (résistance à la normalisation et à la marchandisation), ou même symboliques (les arts de la rue au service d’une émancipation politique).
Pour entrer en interaction, nous porterons une attention toute particulière aux processus mêmes des échanges via : le jeu de l’anticipation, des groupes de travail, des forum ouverts à tous, des outils contributifs en ligne, des commandes de contributions, etc.

Rebrasser les cartes de la création et de l’éthique des arts de la rue, contourner les idées reçues et secouer les tabous, lutter contre l’entre-soi qui menace disciplines artistiques et corporations, révéler des désirs communs, penser un devenir collectif à l’échelle européenne… constituent les soubassements de ce chantier contributif et prospectif.

Illustration : © Yann Dumur