Les Brèves #37 – Février 2016

Nouveauté ! La rubrique Vie professionnelle des Brèves est désormais disponible, pour tous, en version pdf cliquable sur stradda.fr

Vous trouverez ici la Tribune, les articles complets mentionnés dans la version papier des Brèves (réservée aux abonnés) ainsi que des contenus additionnels… et toujours le calendrier des événements artistiques.

 

Et après ?

L’impression générale qui ressort de cette Université Buissonnière est que la problématique des droits culturels ne saurait se réduire à « la thématique de l’année ». Si pour certains les arts de la rue s’inscrivent déjà dans cette démarche et qu’un simple travail de valorisation est à faire, d’autres refusent l’évidence et appellent chacun à interroger ses propres pratiques au regard des droits culturels. Afin de développer le travail d’appropriation et de mise en œuvre d’une politique culturelle ainsi réinventée, chaque groupe a émis quelques propositions :

-       repenser la question de la temporalité, car faire AVEC et non plus faire POUR exige de penser les projets sur des temporalités longues et indéfinies à l’étape d’écriture du projet,

-       requestionner l’évaluation (grilles d’évaluation des projets artistiques et culturels basées sur une approche qualitative et une écoute du terrain)

 

-       intégrer les droits culturels dans les SODAREP (Schémas d´Orientation de Développement des Arts de la Rue et en Espaces Publics) et dans la rédaction des dossiers de subvention

-        créer une « commission des droits culturels » composée de personnes ressources afin de permettre à chacun de devenir acteur des droits culturels et de poursuivre la réflexion et les échanges au-delà de l’UB

-       organiser des temps de discussions en Région et réaliser des cartographies d’expériences

-       faire de la pédagogie auprès des élus, notamment des intercommunalités qui montent en puissance avec la réforme territoriale, en poursuivant le travail de réseau des fédérations régionales auprès des collectivités territoriales (nécessité de financer des postes de coordination puisque l’on ne compte que trois postes de coordinateurs sur treize fédérations régionales)

-       élaborer un outil pédagogique co-signé par la Fédération nationale des arts de la rue, la  FNCC (Fédération nationale des collectivités pour la culture) et HorsLesMurs

-       organiser un temps fort national (une Fête des droits culturels) porté par la Fédération nationale des arts de la rue et d’autres fédérations telle que la Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France (FCSF)

 

Une diversité de propositions qui malgré certaines résistances, prouve l’intérêt de la majorité des participants et la volonté commune d’approfondir la question face à l’impuissance du secteur artistique et culturel dans la lutte contre les extrémismes et les populismes en tous genres. Dans un contexte actuel particulièrement difficile pour l’art et la culture dans l’espace public, les professionnels des arts de la rue semblent donc vouloir contribuer à une meilleure prise en compte des droits culturels, conscients de l’urgence à réaffirmer nos libertés et valeurs fondamentales et à imaginer de nouvelles manières de faire humanité ensemble.

Pages: 1 2