La Ville, la nuit, n° 20, 04/2011

© Brice Richard

© Brice Richard

« Spontanément, on croit la connaître ; officiellement, elle occupe une bonne moitié de notre existence.
On y festoie, on y travaille, on y zone, on y dort… et on y regarde de plus près. Ainsi va la nuit urbaine, ni tout à fait occulte, ni tout à fait transparente. parce qu’elle nous raconte une certaine façon de vivre la ville que l’on voudrait toujours plus libre, Stradda a choisi de partir à la rencontre de ceux qui explorent, pensent et sculptent la nuit : une poignée de chercheurs noctambules, militant pour que l’on se fabrique une une vraie culture de la ville la nuit ; des artistes qui créent hors des heures ouvrables pour qu’elle se trouve enchantée, poétisée ou politisée. Ils sont plasticiens de la lumière, graffeurs de l’ombre, auteurs sonores, vidéastes, et amoureux des heures où le jour se meurt. Espace-temps normalisé, et/ou territoire à conquérir : et si l’on se reprenait à rêver de nuits plus affranchies que nos jours ? »

2/3 : Instantané, « L’Araignée », au Channel de Calais.
4/5 : Opinion, d’Eric Labbé, DJ, activiste de la scène électronique parisienne.
[ Encadrée, expurgée, la nuit peut-elle rester un espace de création et de liberté ? Eric Labbé, coauteur de la lettre ouverte "Paris, quand la nuit meurt en silence" revient pour Stradda sur ce temps protéiforme, hédoniste et menacé. ]
6/8 : Entretien, avec Michel Maffesoli, sociologue, « Il faut savoir écouter l’herbe qui pousse ».
[ Pour le sociologue Michel Maffesoli, nous vivons avec les mots d’un autre temps. Les concepts des siècles passés enserrent la réalité dans un carcan. Pourtant la société est d’une extraordinaire vitalité... Il est temps d’écouter. ]

10/23 : La nuit, la ville réinventée →
12 : Arpenteurs de l’ombre
[ Ils militent pour une culture de la chose nocturne ou travaillent dans ces zones d’ombres et de liberté où la ville et la vie gagnent en intensité. Rencontres avec des passagers de la nuit. ]
14 : « 4 heures du mat, sur une ancienne voie ferrée »
[ Marseille, 11 juin, Ici-Même Grenoble entraîne des spectateurs-marcheurs dans un parcours nocturne. Au programme : lumières du port, rendez-vous radio, tunnel de la mort et cueillette des sons de la nuit. Stradda a participé à l’aventure. ]
15 : Notre nuit de tous les jours par Luc Gwiazdzinski
[ Spécialiste et amoureux de la nuit, Luc Gwiazdinski lance quelques pistes pour ouvrir un beau débat public sur ce temps ordinaire et merveilleux qui appartient à chacun d’entre nous. ]
16 : Dark Painters
[ Ils profitent de l’obscurité pour tagger l’ombre à coup de lasers ou créer des oeuvres qui se révèleront le jour. Escales dans les nuits des streat-artistes. ]
19 : « Je n’existe qu’entre le crépuscule et l’aube » Entretin, avec Yann Kersalé
[ La lumière est sa matière première. A l’heure où les villes s’éclairent sans compter, le plasticien Yann Kersalé redonne du sens à l’architecture de nos nuits. ]
21 : Fringales nocturnes
[ Nuits blanches, Nuits des musées, Nuit des lumières... Les villes revitalisent leur image et le public accourt. Mais entre deux événements, la créativité est-elle mise en sommeil ? ]

26/30 : Reportage, Mexico, Sombres héros
[ Immense métropole, Mexico City, appelée aussi DF (Distrito Federal), n’est pas des plus animées la nuit. La faute sans doute à une insécurité flagrante et à un espace public qui tend de plus en plus à se privatiser... ]
32/36 : Subversion & Compagnies
[ Entre un public trop acquis à la cause et des spectateurs toujours plus consensuels, les arts de la rue peinent à conserver leur verve militante. Comment déjouer des écueils largement identifiés ? Focus sur quelques démarches engagées qui bousculent la rue et ses alentours. ]

38/43 : Reportage, L’art du détournement version US →
39 : Le sens de l’infidélité
[ Dans "Artivisme", Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi analysent les « Pratiques contemporaines d’art radical » ]
40 : Poster Boy, sur le fil du rasoir
[ A New York, Poster Boy arpente les couloirs du métro armé d’une lame de rasoir pour corriger les pub qu’il éxècre, sans préméditation ni travail préparatoire. ]
41 : « Le Bilboard Liberation Front est une agence d’amélioration de la pub »
[ Parce que la publicité est "le langage des sociétés modernes, le Billboard Liberation Front a décidé de dialoguer avec elle, quitte à la modifier légèrement. Une activité facile et drôle. Mode d’emploi. ]
42 : Exorcisons les caisses enregistreuses !
[ Coiffure laquée, costard classe, Révérend Billy soigne son look de télévangéliste. Mais son église prédit la fin du shopping dans les supermarché. ]
43 : Les Yes Men contre Big Bad Business
[ Ils manient les codes des affaires et les symboles du pouvoir avec un brio qui trompe tout le monde. Surtout leurs présumés pairs qui approuvent leurs idées les plus folles. Quitte à tout démentir illico... ]

44/51 : Nouveaux spectacles
54/56 : Itinéraire, Dries Verhoeven, l’homme-orchestre
[ A la fois auteur, scénographe, metteur en scène, le jeune Néerlandais Dries Verhoeven compose des pièces objets. La contrainte, l’habitude, il ne connait pas. Il pose son petit cinéma sur les places publiques, déplace sa caravane de Suisse en Italie, toujours en quête de l’autre. ]
58/59 : Kiosque
60/61 : Carnet de route, Isla es la noche / La nuit est île
[ Mexico est violente, immense, permissive. Mexico est un continent mouvant, divisé, mais avant tout joyeux. Pour Stradda, le dramaturge Edgar Chias est parti en balade à travers la ville où il est né et où il travaille. Il déroule pour nous l’archipel de la nuit. ]
62/63 : Instantané, « Sakura Zensen », par Christophe Raunaud de Lage